Hotel de ville   Loisirs    Installations récréatives    Développement résidentiel    Agences et services
Finances et administration    Pompiers    Travaux publics    Liens Internet    Carte des rues    Pour nous rejoindre
Mot du maire   Historique   Armoiries   Quartiers   Conseil municipal   Directeur

Historique de Shediac

Shediac a été au début du développement du transport sous toutes ses formes dans le pays et plus particulièrement dans les Maritimes. En raison de sa situation géographique, les amérindiens se servaient de Shediac comme base avant le portage à la Baie de Fundy et le lieu de départ pour "Minetoo Abegweit" c'est-à-dire, l'île qui repose sur les vagues.

Au 17e et 18e siècles avec l'arrivée des français, "Gédaïque" comme on le nommait à l'époque, jouait le même rôle de relais entre la baie Française et la Mer Rouge ainsi que le point de départ pour l'île Saint-Jean.

Au 19e siècle ces sentiers battus pendant des millénaires devinrent les premiers moyens organisés de transport en commun dans les Maritimes. Le premier chemin public au Nouveau-Brunswick fut construit entre Shediac et Moncton en 1816. C'est sur cette route que fut initié le premier service de transport commun sur la côte est. Ce n'est donc pas surprenant que le premier chemin de fer dans les Maritimes fut construit de Shediac et la ligne European and North American Railway transporta les premiers passagers de Shediac à Moncton en août 1857. Shediac devint alors un des plus important centres ferroviaires du pays avant que le tout fut réaménagé à Moncton après le feu à Shediac en 1872. Le seul vestige de cette période ferroviaire à Shediac qui a duré jusqu'en les années 1980 lorsque les voies ferrées furent enlevées pour aménager l'édifice fédéral du ministère d'Approvisionnement et Services, est l'ancienne gare.

Historiquement Shediac a été au début et le point de départ pour l'Île-du-Prince-Édouard. À partir de 1839 il y eut un quai public érigé par le gouvernement colonial duquel partait régulièrement des bateaux de marchandises pour l'Île et en 1858 le premier service de traversier fut inauguré entre Shediac et alternativement entre Summerside où Charlottetown à l'Île-du-Prince-Édouard. Ce service continua jusqu'en 1917 lorsque le traversier "The Empress" a effectué son dernier voyage. Par la suite le service de traversier dans le détroit de Northumberland s'effectua entre Cape Tourmentine et Borden ou de Pictou à Wood Island.

Shediac a aussi été associé au début du transport aérien avec le premier courrier canadien outre-mer par avion étampé Shediac le 24 juin 1939 en partance pour Lancashire en Angleterre. Avant ça, en juillet 1933, la première escadrille d'avion à traverser l'océan Atlantique, vingt-cinq (25) hydravions sous le commandement du Général Italo Balbo sont partis d'Italie et l'escadrille amerissait sans problème sur les eaux calmes de la baie de Shediac. Les premiers envolés commerciaux de l'Amérique du nord en partance pour l'Europe se faisait du terminus de Shediac avec les hydravions "Clipper III" de la compagnie Pan American à partir du 19 juillet 1937. Le clipper faisait escale à Shediac une fois par semaine afin de faire le plein. L'éclatement de la Deuxième Guerre mondiale en septembre 1939 engendra le déclin des hydravions et pas conséquent le terminus de Shediac cessa ses activités. L'Aviation militaire canadienne se servit aussi du même quai pendant la guerre pour ses petits avions.

Donc Shediac est unique au pays car cette ville a été intimement associée avec le début de tous les moyens de transport commun; chemin public, chemin de fer, bateau-traversier et aviation commerciale.

Riche en histoire et culture, Shediac est reconnue pour son avant-gardisme: le site du premier chantier d'architecture naval; de la première scierie À vapeur au Nouveau-Brunswick; ainsi que du premier chemin de fer aux Maritimes pour le transport de passagers.

Au 19e siècle, la région de Shediac a connu un certain élan de prospérité économique avec le développement du commerce du bois. Étant avantagée par ses ressources naturelles et par sa situation géographique (le havre et le quai de la Reine), Shediac représentait à l'époque un endroit propice à l'érection de moulins à bois. Une des premières scieries aurait été située sur la rivière Scoudouc. Elle aurait été en fonction dès les années 1820. En 1840, la paroisse de Shediac comptait une quinzaine de scieries. La fièvre de ce boom économique dans l'industrie du bois se manifeste dans les statistiques alors qu'en 1846 quatre millions de pieds de madriers et de planches sont expédiés par le moulin Scovil vers les marchés européens. En 1864, elle passe à dix-sept millions de pieds. À Shediac, une forte majorité d'hommes d'âge mûr travaillaient dans les chantiers forestiers et dans les nombreuses scieries de la ville. Une main-d'oeuvre importante travaillait aussi au port de la Pointe-du-Chêne et au quai de la gare du chemin de fer à l'exploitation du bois.

Au 19e siècle, le transport de marchandises du Nouveau-Brunswick vers les marchés extérieurs se faisait par voie maritime. Étant donné la situation géographique de ses réserves de bois quasi inexploitées, Shediac représentait un site idéal pour la construction de voiliers. En 1817, on a assisté au lancement du premier navire construit à Shediac. Ce navire bâti par Bowen Smith était fait de bois entièrement travaillé à la main. Avec la venue de nouveaux moyens de transport, la route par exemple, et avec le développement de chantiers maritimes plus importants, la construction de navires dans la région de Shediac s'est éteinte graduellement.

Comme dans toute communauté acadienne, l'agriculture a joué un rôle important dans le développement de Shediac. Au début des années 1870, la firme familiale de Chesley Tait a développé une industrie qui, pour plusieurs années, a changé l'histoire économique de Shediac. Lors d'un voyage aux Bermudes, Alexander J. Tait a vu la possibilité de l'énorme profit qui pourrait être réalisé en développant l'industrie de la pomme de terre en raison des terres fertiles qui entouraient son petit village côtier. De retour à Shediac, il s'est empressé de convaincre les cultivateurs de la région de cultiver la pomme de terre sur une plus grande échelle. Pendant les premières vingt années du 20e siècle, on expédia à peu près une centaine de mille de quarts de pommes de terre par train et par mer de Shediac vers les marchés des Bermudes, des Antilles et du reste du Canada.

Shediac, situé près du détroit de Northumberland est reconnu mondialement pour son homard. Shediac se dit la " CAPITALE MONDIALE DU HOMARD ". C'est en 1578, que pour la première fois les archives relatives aux Maritimes font mention du mot "homard", attribuable au capitaine Parkhurst. Plus près de nous, le pionnier dans la conservation du homard fut William Blizzard, un habitant de Shediac. Sa homarderie fonctionnait dès 1861 alors qu'il mis sur le marché du homard. Il serait ainsi l'innovateur de l'apprêtage du homard dans le sud-est de la province. Émile Paturel et l'industrie du homard canadienne et shediacoise du 20e siècle sont étroitement liés. Le nom de Paturel est associé à ce délice de la mer depuis au-delà d'un demi-siècle au Canada, aux États-Unis et en Europe. La Ville de Shediac n'a pas manqué d'exploiter cette richesse et le premier Festival du Homard de Shediac remonte à 1949.



Pesticides
Voyez l'arrêté municipal régissant l'utilisation des pesticides dans la Ville en format Microsoft Word ici.




accueil | plan du site | English