Liens Internet    Carte des rues    Pour nous rejoindre
Centre extravacances   Centre-ville   Ile de Shediac   Plage Parlee
Maison Pascal Poirier   Port de plaisance   Homard géant
Arbre Historique Acadien

Parc de la nature de l'île de Shediac

Une brève histoire de l'île de Shediac...

La vie Micmac

Depuis les toutes premières recherches archéologiques effectuées sur l'île de Shediac, on a pu constater que ces terres, ainsi que celles de l'île des Sauvages, étaient autrefois occupées par l'homme. Qui habitait l'île? Quand l'habitait-ils? Et comment?

Certains des artefacts découverts pendant les fouilles archéologiques datent du 14e siècle et indiquent que les premiers habitants étaient d'origine autochtone, notamment Micmac. Il semble que ces derniers n'habitaient l'île que pendant les mois d'été. Pendant ces temps, quelque 200 à 400 individus d'ascendance Micmac se rencontraient sur l'île afin de participer aux événements politiques et sociaux tels des mariages.

Quel était le mode de vie des Micmacs? La réponse à cette question peut être retrouvée en étudiant les artefacts autrefois utilisés par les individus autochtones. Leurs fonctions particulières relèvent plusieurs faits saillants. Par exemple, des restes d'une poudre, procurée d'un type de roche rouge ayant été raclée, mêlée avec de l'huile de mammifères marins, tels que les phoques, ont été découverts. Ce mélange servait sans doute comme peinture faciale et corporelle utilisée lors de cérémonies rituelles ou lors d'événements importants, tels que l'arrivée de navires étrangers.

Les Micmacs aimaient bien leurs chiens... Par contre, quelques amas d'os de chiens indiquent que le fidèle compagnon de l'homme constituait le menu principal lors de repas spéciaux menant aux préparations de bataille.

Façonnée dans la forme d'un harpon, une jambe d'orignal aurait été utilisée pour la pêche et la chasse. Ainsi, quelques roches possédant des rainures auraient servies comme aiguisoirs de lames de couteaux. Plusieurs des artefacts retrouvés étaient faits de cuivre; un élément essentiel dans la fabrication d'outils et d'autres objets, tels que des tessons.

L'arrivée des Européens

Samuel de Champlain fut-il le premier Européen à accoster l'île de Shediac?

En 1603, Samuel de Champlain jeta l'ancre dans la baie de Shediac. L'équipe du navire fut alors guidée par les Micmacs à travers plusieurs cours d'eau incluant la rivière Scoudouc, la rivière Memramcook, jusqu'aux mines de cuivre à Cap d'Or en Nouvelle-Écosse. On pense que, lors de ces voyages, l'explorateur Français aurait été mené par les Autochtones vers les terres de l'île de Shediac. L'île ne fut habitée par les Européens que plusieurs années après.

Bien qu'isolés du continent, les résidents de l'île ont senti l'impact des activités militaires pendant les années 1750. Plusieurs soldats Britanniques devinrent prisonniers des Micmacs, alliés aux Français, dans un fort situé sur l'île des Sauvages. En 1761, afin d'acquérir la liberté de ses soldats, le Roi George III signa un traité de paix et d'amitié avec Claude Atouash, chef du tribu indien Jedaick.

Edouard Fougère fut le premier Acadien à s'établir sur l'île en 1850. En 1863, Paul Robinson, un capitaine marin de la Norvège, entreprit la tâche de gardien des phares sur l'île. Les fondations des deux phares et de sa demeure, entourées de buissons de lilas, sont toujours présentes. Éventuellement, le nombre d'Européens dépassa celui des Autochtones. En 1897, l'île de Shediac atteint son sommet communautaire. Un bureau de poste, une épicerie ainsi qu'une école desservant au-delà de 30 élèves de 17 familles furent construits.

L'élevage d'animaux et l'agriculture continuèrent longtemps pendant le 20e siècle, bien que tous les résidents ont éventuellement quitté l'île. Ted Clements, le tout dernier habitant de l'île, navigua vers la terre ferme en 1947. Environs 25 centimètres (1 pied) de terre autour des côtes des îles sont perdus dans la mer à chaque année. Les sites sur lesquels les Amérindiens installaient leurs wigwams ont déjà été détruits par l'érosion. Il est estimé que l'île des Sauvages sera entièrement disparue d'ici 75 ans. En raison d'une érosion aussi rapide, de futures recherches archéologiques des deux îles, l'îles des Sauvages et l'île de Shediac, ne devraient pas tarder.


Photos




Habitats

Les habitats de l'île de Shediac

L'île de Shediac est composée d'une grande variété d'écosystèmes constitués d'une immense biodiversité. La disponibilité d'habitats contribue sans doute à l'énorme domaine d'espèces de plantes et d'animaux retrouvés. Quels habitats, au juste, retrouve-t-on sur l'île?

La tourbe forestière
           La présence d'une tourbière indique que la région en question effectue une transition d'un lac à un champ ou une forêt. La tourbe est un écosystème composé presque entièrement d'espèces de plantes provenant du sous-embranchement Bryophyta. Ce sous-embranchement contient divers types de mousses, telle que la sphaigne. La mousse possède une grande capacité d'absorption d'eau. Cette qualité est essentielle puisque la reproduction des mousses exige la nage des gamètes mâles (les spermatozoïdes) vers les gamètes femelles (l'oosphère) afin d'accomplir la fécondation.
           Les tourbières constituent donc des endroits très humides. Il semble qu'autrefois, les femmes autochtones se servaient des mousses absorbantes afin de façonner des couches pour leurs bébés. Les mousses ont aussi servi comme bandage aidant à soulager et à guérir les plaies.
           La tourbière forestière possède aussi différentes espèces de plantes carnivores telles que la Sarracénie, la Droséra et l'Utriculaire cornure. Ces plantes se nourrissent des acides aminés retrouvés dans les parties molles d'insectes. Ces derniers sont attirés par les couleurs et les odeurs particulières des plantes et sont ensuite captés par des substances gluantes produites par les plantes. La digestion varie d'une espèce à l'autre. Elle se fait à l'aide d'enzymes et souvent implique la courbure des feuilles autour de la proie.

Les champs en friche
           Les champs en friche sont les résultats des activités agricoles effectuées sur l'île de Shediac et composent 20% de sa superficie. Les Mic Macs commencèrent à pratiquer l'agriculture sur l'île vers l'année 1713. Cet pratique à courte échelle ne cessa entièrement que pendant les années 1960. Plusieurs espèces d'oiseaux (merle d'amérique, bruant des prés, Busard St-Martin), de reptiles et d'insectes exploitent, de façon temporaire, les ressources de cet habitat et s'en servent comme niche écologique grâce à l'énorme diversité de végétation qu'il offre.

Marais salés
           Les marais salés occupent aussi environ 20% de la surface de l'île. Malgré leur importance en terme de productivité de la biomasse, leur rôle comme niche pour plusieurs espèces de la faune et de la flore et leur maintien dans la chaîne alimentaire, les marais salés deviennent rapidement l'un des habitats les plus rares au Nouveau-Brunswick. Les marais sont constamment transformés en lieux résidentiels et commerciaux. Leur location est très attrayante puisqu'ils se situent aux abords des mers.
           Heureusement, les marais salés au Parc naturel de l'île de Shediac sont maintenant protégés ce qui l'empêcherait de leur destruction. Les nombreux bassins des marais de l'île sont envahis de plancton et d'insectes qui servent à nourrire plusieurs espèces de la sauvagine. Ces marais sont devenus une sorte de sanctuaire pour presque toutes les classes d'animaux et pour une grande variétés de plantes de la région.

La forêt acadienne
           La forêt acadienne, aussi appelée la forêt mélangée, constitue le type de forêt principale de l'île. Il consiste en un ensemble de sapins, d'épinettes, d'hêtres, d'érables, de pins blancs et de pins rouges. La forêt agit aussi comme habitat pour un grand nombre d'animaux appartenant à toutes les classes. Pendant des siècles, cet habitat fut exploité à courte échelle. L'île de Shediac est l'un des derniers sites où l'on retrouve ce type de forêt.

Les plages de sable
           L'île de Shediac est entourée de plusieurs kilomètres de plages sablonneuses. Bien que ces endroits ressemblent vaguement à des déserts inhabités, ils contiennent en effet plusieurs espèces animales et végétales, dont grand nombre d'entre eux dépendent des ressources de la mer pour survivre. Le bord de la mer présente des attraits irrésistibles; rochers, falaises, dunes et marais qui font d'elle le paradis des humains et de la sauvagine. Plusieurs oiseaux, tel que le pluvier siffleur, nichent sur le sable. La commercialisation des plages de la région a contribué grandement à la destruction de leur habitat. Heureusement, l'île de Shediac offre un habitat protégé pour telles espèces. La plage de l'île de Shediac sait aussi capter l'île des botanistes. Une immense variété de plantes et d'algues s'y retrouve révélant des spécimens fascinants à découvrir... et même à déguster!

Site de nidification
           Plusieurs colonies d'oiseaux incluant des Sternes Pierregarrins et des Grands Hérons se sont établies sur l'île de Shediac. On retrouve les nids de Sternes dans l'extrême sud de l'île. La colonie, malgré sa taille limitée (10 à 15 nids), représente un excellent exemple des endroits de nidification dans la région de Shediac.
           Il existe aussi deux héronnières sur l'île : l'une composée d'environ 35 nids, est située au nord de l'île et l'autre, incluant au-delà de 100 nids, se situe au sud de l'île. De telles grandes colonies sont facilement formées sur l'île de Shediac en raison de la disponibilité élevée d'habitats. Les hérons, qui peuvent mesurer un mètre de diamètre, construisent leurs nids sur les plus hautes branches d'arbres. L'adulte héron peut atteindre une taille de plus d'un mètre et une envergure de deux mètres.

Pourquoi certains oiseaux vivent-ils en colonies?
           Bien qu'il y ait quelques désavantages à la vie coloniale, (agression territoriale augmentée, propagation de maladies, attirance de prédateurs), il existe aussi plusieurs bénéfices à ce mode de vie. Par exemple, un groupe d'oiseaux, contrairement à un seul individu, agit comme un centre d'information : chaque oiseau dirige les autres vers les endroits préférables au niveau de la sécurité et de l'alimentation. Bien qu'un vol d'oiseaux de taille élevée attire les prédateurs, les chances individuelles de mortalité par prédation sont limitées. Plus la taille du vol est élevée, moins le sont les chances individuelles à se faire dévorer!

Faune

Bernache du Canada
           La bernache du Canada appartient à la famille Anatidae ( la famille des canards). Elle possède un régime alimentaire surtout végétal. Elle niche dans les tourbières, les lacs et les étangs d'eau douce. Une couvée compte de 4 à 6 oeufs. La femelle et le mâle s'occupent des petits pendant un an. En fait, le couple demeure ensemble pour la vie. Cette espèce est en voie de disparition aux Etats-Unis mais le nombre d'individus augmente au Canada.

Sarcelle à ailes vertes
           Les sarcelles font partie de la famille Anatidae. Elles se nourrissent de graines, de plantes aquatiques, de petits crustacés, de mollusques et d'insectes aquatiques. La sarcelle niche près d'étangs d'eau douce et porte de 8 à 12 oeufs dans une couvée. Elle est parmi les canards qui possèdent le vol le plus rapide. La sarcelle est l'un des premiers canards à migrer au nord en printemps.

Eider à duvet
           L'eider à duvet se nourrit de mollusques, de crustacés et de poissons. Il niche en milieu marin sur des îles pourvues de végétation. Leur couvée compte de 3 à 5 oeufs. Étant donné la location de leurs habitats, ces oiseaux sont souvent victimes de déversements accidentaux de pétrole.

Faisan de Colchide
           Le faisan de colchide se nourrit de graines, de céréales, de glands et de petits fruits. Occasionnellement, ils mangeront des souris! Ils nichent dans des paturages et dans les champs de céréales. La femelle couvre de feuilles et d'herbes une dépression dans le sol pour construire le nid. La femelle pond de 8 à 15 oeufs à la fois.

Canard colvert
           Le canard colvert se nourrit principalement de plantes aquatiques mais parfois il mange des insectes. Il niche dans divers habitats d'eau douce. Le nid est fabriqué par la femelle avec de l'herbe et des joncs. La femelle pond de 7 à 10 oeufs à la fois qu'elle couve durant 28 jours.

Gélinotte huppée
           La gélinotte huppée se nourrit de baies, de feuilles, de graines et d'insectes. Le nid est fait de feuilles et de branches. Elle pond de 6 à 15 oeufs à la fois. Le mâle fait un son comme un tambour en se tenant debout sur un rodin et en battant ses ailes pour marquer son territoire.

Bec-scie à poitrine rousse
           Le bec-scie à poitrine rousse se nourrit de poissons, de mollusques et de crustacés. Les femelles pondent de 5 à 11 oeufs à la fois. Leur nid est fabriqué de végétaux garnis de duvet. Les nids sont construits au sol près des lacs ou des rivières.



accueil | plan du site | English